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Juger les génocidaires vivant en France:conférence-débat

Le 4 février prochain, le premier procès d'un génocidaire rwandais vivant en France, Pascal Simbikangwa, s'ouvrira à la Cour d'Assises de Paris. Pour comprendre la persévérance des familles des victimes qui a permis d'aboutir à ce procès, je vous invite à participer à la conférence-débat: "Génocide des Tutsi du Rwanda: Juger les génocidaires résidant en France"

par Alain Gauthier, président du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda

Vendredi 31 janvier 2014 à 20 h salle sous le beffroi

Mairie de Lille: Métro Mairie de Lille entrée gratuite

organisé par Survie Nord

http://survienord.free.fr/

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  et le CPCR-antenne de Lille

www.collectifpartiescivilesrwanda.fr

tél 06 40 57 09 44

Affiche
 

Colloque : Génocide des Tutsi: justice et vérité vingt ans après ?

En partenariat avec Sciences PO, Ibuka France a le plaisir de vous convier au colloque :
« Génocide des Tutsi : justice et vérité vingt ans après? » Vendredi le 24 janvier 2014 : 14h45-19h à Sciences Po
au 27 rue Saint-Guillaume 75337 Paris cedex 07 France

Pour le programme, cliquez ici
 

Communiqué de Presse

Demain, 21 décembre 2013, il y aura cinquante ans que les Tutsi du Rwanda ont fait l’objet d’une  première tentative d’extermination.Dans la nuit du 20 au 21 décembre 1963, une bande de quelques réfugiés Tutsi tentent un retour forcé depuis le Burundi. Le lendemain, tous les Tutsi influents de Kigali sont arrêtés et conduits à Ruhengeri où ils sont fusillés le même jour. Partout dans le pays, sous la supervision des cadres du parti PARMEHUTU au pouvoir, les tutsi employés dans l’administration, infirmiers, enseignants ou techniciens agricoles, les prêtres et les paysans en vue y compris, sont brutalement arrêtés, jetés en prison où ils sont battus, torturés, privés d’eau et de nourriture. Nombre d’entre eux sont morts sous la torture ou délibérément exécutés. Les délégués du CICR ont répertorié plusieurs fosses communes dans différentes régions du Rwanda.

Dans la région de Gikongoro, la chasse aux Tutsi est plus systématique. Elle commence le jour de Noël. Leurs habitations sont incendiées, leurs biens sont pillés. Les femmes, les hommes et les enfants sont massacrés à coup de machettes, de lances et de massues, ou jetés dans les rivières. Le bilan du carnage a été estimé à environ 8000 morts. Dans un discours du 11 mars 1964, le Président Kayibanda menace la race Tutsi de disparition.

Emu, le Vatican a qualifié ces tueries d’effroyable manifestation de la haine raciale. Le philosophe et mathématicien et Prix Nobel, Bertrand Russel les qualifia de « massacre d’hommes le plus horrible et le plus systématique auquel il ait été donné d’assister depuis l’extermination des Juifs par les Nazis en Europe. » 

La nature raciste du PARMEHUTU ne faisait plus de doute. Le monde était informé mais décidait de ne pas le condamner pendant qu’il imposait le silence aux victimes à l’intérieur du pays. Le défaut de disqualification de cette idéologie et l’impunité dans laquelle ce courant a baigné, sont responsables de sa prospérité et du génocide des Tutsi en 1994.

Le Gouvernement français a récemment pris des mesures en vue de juger les auteurs du génocide commis en 1994.

Nous demandons un effort au moins comparable pour lutter contre l’ignorance, la banalisation et le négationnisme.

Contact : Marcel Kabanda

Tél : 0634615169

e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

20 ans après: Dire le génocide des Tutsi

 Les 4ème assises Nationales de la lutte contre le négationnisme présentent 20 ans après: Dire le genocide des Tutsi “ et se tiendront le 26 janvier de 9 à 18h00 à l’ESG Management School au Grand amphithéâtre 25 rue Saint-Ambroise-75011 Paris Contact : Amélie Malinverno :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.   ; tél : 01 53 36 44 27 Programme de la journée

 

Ibuka France proteste

Ibuka France a a adressé un courrier au Président du CSA ce 24 décembre pour protester contre la profanation de la mémoire du génocide des Tutsi par la chaîne Canal+

"Monsieur le Président,

L’association pour la mémoire du génocide des Tutsi du Rwanda, Ibuka France, proteste contre la profanation de cette mémoire par la chaîne Canal+ le vendredi 20 décembre dernier dans son émission phare « Le Débarquement – Le rendez-vous en parenthèses inattendues» , dont le lien est:

Dans un dialogue entre comédiens autour d’un thé à la menthe et d’un repas, on entend dire  « Franchement, même après le génocide, ils sont encore là ces Rwandais … on te dit Génocide, Génocide, moi je trouve qu’il y en a encore un paquet en pleine forme… Fais dodo Colas mon p’tit frère Maman est en haut coupée en morceau… Papa est en bas, il lui manque un bras… ».

Pire que les mots, nous dénonçons l’ambiance de gouaillerie dans laquelle a baigné l’échange. Peut-on rire autant de la souffrance des autres ? Les tirades des comédiens et le rire du public rappellent étrangement les émissions de la fameuse Radio des Mille Collines (RTLM) à Kigali en 1994 dans lesquelles les appels aux meurtres étaient accompagnés de plaisanteries cyniques. «Il y en a encore un paquet » évoque la formule largement attribuée à la RTLM : « la fosse n’est pas encore pleine ». Quant à la berceuse macabre, elle rappelle par trop la morbidité des caricatures du bimensuel raciste Kangura.

Au nom des victimes, nous demandons :

  • au CSA de publier des excuses publiques pour son manque de vigilance
  • à la Chaîne de condamner les auteurs du scénario
  • aux pouvoirs publics de sortir d’un silence et des ambiguïtés qui sont devenus le lit d’un négationnisme public et vulgaire.

Que l’on nous comprenne bien. Nous ne sommes pas contre la liberté de création. Mais lorsque celle-ci devient le lieu d’outrage à la douleur des femmes et des hommes, il faut le dénoncer. Non, on ne peut pas tout dire. En tout cas, nous estimons qu’on ne peut pas rire de tout.

Et s’il est vrai que l’on peut apprendre en s’amusant et que l’on peut donc enseigner tout en faisant rire, il y a, dans ce cas, besoin d’un avertissement. Dans un pays où même les manuels scolaires font encore la confusion entre victimes et bourreaux du génocide des Tutsi, ce montage de scènes invraisemblables et aussi blessantes les unes que les autres, ne peut que contribuer à brouiller les pistes en faisant souffrir les rescapés encore davantage. Pourquoi cela à la veille de la vingtième commémoration ?

 Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée."

Marcel Kabanda

Président d’Ibuka France



 

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