Autres oeuvres :

Igishanga a été créé au Théâtre Paris-Villette en janvier 2002 et repris en octobre 2002 dans le cadre des Rencontres de la Villette, en décembre 2002, le 14 mai 2004, les 8 et 9 avril 2005. J’ai joué Igishanga plusieurs fois au Théâtre Paris-Villette, puis en tournée. Pourquoi y revenir encore ? Parce que d’une certaine façon je n’en reviens pas de ce texte, je n’y reviens jamais, je ne fais qu’en partir. Je finis toujours par éprouver l’envie joyeuse d’en repartir. Point de départ incontournable, l’oeuvre de Jean Hatzfeld, qui est tout sauf une suite de témoignages de rescapés du génocide rwandais. Non, chaque témoignage est un récit à la première personne du singulier. J’ai choisi ceux de Sylvie Umubyeyi (assistante sociale) et de Claudine Kayitesi (cultivatrice). Sylvie dit à un moment donné de son récit qu’après le génocide ’il faudra inventer de nouveaux mots’. Il ne s’agit pas d’un ’on ne peut pas le dire’ mais non au contraire d’inventer et pousser la parole au centre de...

Le spectacle «  Essuie tes larmes et tiens-toi debout  ! » a été conçu dans le cadre de la mémoire du génocide des Tutsi perpétré au Rwanda en 1994 et de la lutte contre l’idéologie génocidaire qui continue à être diffusée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda et contre le négationnisme et le révisionnisme. « Essuie tes larmes et tiens-toi debout ! » est un spectacle total, c’est - à -dire qu’il est ouvert à tous les arts. Il est en effet composé de récits lyriques, de théâtre didactique, de monologues pathétiques, de chants de deuil et de danses de l’espoir, destinés à raconter de façon artistique l’histoire du Rwanda, à évoquer les horreurs du génocide, à expliquer la genèse de l’idéologie qui l’a engendré, à décrire ses effets traumatiques aussi bien sur les rescapés que sur les bourreaux, à consoler les éprouvés et à réconcilier le peuple du Rwanda avec lui-même. Il sortira au Canada en avril 2007, avec la Troupe de Théatre IZUBA !

Sans oublier " Rwanda 1994 " Le spectacle d’auteurs francophones "Rwanda 1994" fut joué en 2004 pour la première fois au Rwanda, dans le cadre de la commémoration du génocide qui avait fait un million de morts dans ce pays d’avril à juillet 1994.

"Rwanda 1994 fut probablement le moment fort du programme officiel de la commémoration", à l’occasion du dixième anniversaire du génocide, estime dans un communiqué le collectif liégeois Groupov, qui a créé la pièce en 1999 à Avignon (sud de la France) sous la direction du metteur en scène belge Jacques Delcuvellerie.

La pièce, qui a tourné notamment en Belgique, en France, au Canada, en Allemagne, en Italie et en Suisse, fut jouée en avril 2004 à Kigali et à Butare (sud du Rwanda) grâce au soutien des gouvernements belges et rwandais, précise ce communiqué.

Une partie du spectacle, la lancinante "cantate de Bisesero", hommage rendu sur une musique de Garrett List aux derniers résistants d’une colline vidée peu à peu de ses vivants par les génocidaires, devait être présentée dans d’autres villes du pays comme Bisesero, Kibuye, Giseni, Ruhengeri ou Gikundo, selon Sophie Coppens, la porte-parole du Groupov.

La pièce, qui illustre aussi bien le massacre des Tutsi que les assassinats de Hutu dans le sud du pays, fait appel à plusieurs disciplines artistiques, dont la musique, et à plusieurs écrivains de théâtre. Le témoignage d’une rescapée du génocide, Yolande Mukagasana, qui fait partie de la troupe de comédiens, est également utilisé.

"Rwanda 1994" fait aussi l’implacable procès des responsabilités occidentales dans ces massacres planifiés de longue date. L’Eglise belge, le président français François Mitterrand et l’ONU se retrouvent ainsi au banc des accusés pour n’avoir pas empêché ou arrêté le génocide, tandis que les médias sont accusés de l’avoir "banalisé".

"Rwanda 1994" fut enregistrée en 2005 pour sortir en DVD.