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Diaspora et négationnistes du génocide

Une équipe de dirigeants de divers comités de la diaspora rwandaise a demandé à la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG), de rendre visite différentes communautés rwandaises à l’étranger en vue de leur raconter la tragédie rwandaise et leur montrer l’Etat d’avancement de leur patrie depuis 1994, afin de lutter contre les négationnistes du génocide.

Le secrétaire exécutif de la CNLG, Jean de Dieu, Mucyo, a salué cette idée disant qu’elle viendrait compléter les efforts de la CNLG de sensibiliser le monde à connaitre l’histoire du Rwanda et le déroulement du génocide perpétré contre les Tutsis.

Il a ajouté que la CNLG veut coopérer davantage avec la diaspora en particulier pendant la période de commémoration du génocide qui dure 100 jours à partir du mois d’avril.

Au cours de cet entretien avec la diaspora, des expositions et des dialogues au sujet de la tragédie, seront au premier plan de l’agenda, mais aussi, les causes de cette tragédie et comment éviter les massacres semblables à l’avenir, feront objet de l’ordre du jour.

« Nous voulons changer une idéologie publiée selon laquelle les rescapés du génocide sont favorisés par rapport au autres rwandais, un phénomène qui fait peur aux rwandais qui veulent se rapatrier. C’est une croyance commune par ceux qui ont des parents impliqués dans les affaires de génocide alors que certains sont mal informés sur le progrès du Rwanda », a fait remarquer jean de Dieu Mucyo.

Sylvester Matata le vice-président du réseau global de la diaspora rwandaise (RDGN sigle en anglais) de l’Etat d’Ontario au Canada a noté que les Rwandais vivant à l’étranger ont montré la volonté de combattre ceux qui cherchent à diffamer les tueries commises contre les Tutsis.

« Nous savons que certains de ces derniers sont des gens dangereux et sont connectés à des milices, mais soyez assurés que nous ne serons pas intimidés, la vérité sera toujours dit. Nous ne pouvons pas avoir peur pour toujours et nous allons plaider pour la formation des lois qui empêchent les idéologies génocidaires dans nos territoires respectifs », a indiqué Matata.

Aimable Ndayambaje, un leader de la diaspora en Belgique a souligné que parler du progrès du Rwanda a contribué dans le changement de mentalité de ses deux amis qui ont fui le pays pendant le génocide.

« Au moment où nous parlons mes deux amis exilés sont au Rwanda où ils ont également passé les fêtes de fin d’année en famille, qu’ils avaient rencontré il y a de cela très longtemps » a affirmé Ndayambaje.

Jean de Dieu Mucyo a ajouté que la diaspora aidera à répandre la vérité et à affaiblir les négationnistes du génocide. « Nous voulons non seulement que le génocide ne se produise jamais au Rwanda mais aussi partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi nous avons besoin de nous lever ensemble pour montrer les méfais de la guerre », a-t-il conclu.