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Tutsi ! – paroles de rescapés, par les rescapés

L’Association Ibuka Rhône Alpes et la Compagnie Passeurs de mémoires ont le plaisir de vous informer de la présentation, le mardi 17 juin 2014, à 20 heures, de « TUTSI ! : Paroles de rescapés par les rescapés eux-mêmes ». www.ibuka-rhone-alpes.org à la Maison des passages 44 rue Saint-Georges, 69005 Lyon.Une rencontre rendue possible grâce aux soutiens du Conseil Régional Rhône-Alpes, du site participatif Proarti, et de la Maison des Passages (Lyon) Jeanne Allaire Kayigirwa, Liza Mignonne Isaro, Sy Valens Kabarari, Manzi Ndagijimana, Jean-Paul Ruta, Liliane Umwali …accompagnés par Elise Delage (psychologue et comédienne) et Dominique Lurcel (metteur en scène) Ils sont six. Tous survivants du génocide. Ils ont entre 21 et 37 ans. En 1994, au Rwanda, ils avaient donc entre un et dix-sept ans. Vivant à Lyon depuis un temps différent selon chacun, ils ont décidé, à partir de janvier 2013, de se rencontrer régulièrement. A l’origine, il s’agissait de réunions mensuelles, au cours desquelles une parole libre s’exprimait, s’échangeait, fluide, dans une écoute chaleureuse, loin de tout regard extérieur, sans volonté préalable de témoigner. Puis se sont imposés, peu à peu, le désir et la nécessité de raconter, de transmettre. D’où le recours au théâtre – mais, en l’occurrence, pour s’en méfier : le risque était grand, en effet, de voir, au cours des répétitions puis des représentations, se figer, se scléroser la vérité, la fragilité et la force de chaque parole originelle. De laisser échapper, peu à peu, sa sensibilité propre, qui la rendait unique. Conscients de ce danger, on a construit un « déroulé ». Une sorte de canevas, quelques repères, un cadre laissant, à l’intérieur, un grand espace de liberté, d’improvisation. Un peu à la manière dont fonctionnait la Commedia dell Arte. A ceci près que les acteurs italiens n’improvisaient qu’en répétition, puis « casaient » leurs morceaux de bravoure dans les espaces proposés par le canevas – l’équivalent de la place des cadences, dans un concert). Ici, au contraire, on a laissé toute sa part à l’inattendu, à l’imprévu. Risque pour risque, on a préféré celui de la transmission « sans filet »… On ne parlera donc pas de « spectacle ». Plutôt d’une rencontre avec les gens présents ce jour-là, dans l’espace et le temps d’une représentation : mais sans espace scénique – les « acteurs » seront mêlés au public – et sans temps arrêté au préalable : liberté oblige, la transmission n’aura pas la même durée, ni tout-à-fait le même contenu à chaque rencontre. Ce sera la « part du risque » du spectateur, et cela devrait permettre un passage naturel aux échanges qui suivront… Durée approximative : 1 h30 PAF : 6, 8 ou 12 €, selon les possibilités de chacun